
Votre association l’ADUANC a participé jeudi 22 mars 2012 au premier groupe de travail de l’ANC présidé par m. Bernard Pottier. Pour la première fois depuis 2009, date de la création de l’association, nous avons pu expliquer notre position aux maires et conseillers présent, tous délégués à la commission gestion de l’espace.
Nos élus semble prêt à faire en sorte que ce groupe de travail, quasiment une première en France, comme l’a rappelé le délégué nord-cotentin de la CLCV, Jean-pierre Ederich , tienne toute ses promesses.
A cette occasion nous avons pu constater qu’il existe encore un amalgame fait par les élus entre la pollution de la ressource en eau et les rejets de certaines installations dans la nature. Il va falloir leurs rappeler encore et encore que ce n’est pas parce que une installation est « non-conforme » qu’elle pollue la ressource en eau. La loi sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA) qui impose le contrôle de nos installations a été instaurée dans le but de supprimer l’éventuelle pollution diffuse de l’eau imputée à l’ANC, et non pas de régler les problèmes de pollution visuelles ou olfactives. Ces problèmes, comme avant, doivent être gérés par le maire et non pas par la SPANC.
A notre grande satisfaction, le SPANC, n’imposera pas de réhabilitation des installations « non-conformes » tant que l’arbre de décision, élaboré par les ministères de l’écologie et de la santé, n’aura pas vu le jour. Cet arbre de décisions tant attendu, devrait permettre d’éviter à certains des travaux onéreux et surtout bien inutile au regard de l’impact de nos installations sur l’environnement. Rappelons qu’il n’existe à ce jour aucune étude sérieuse et aucune statistique mettant en cause l’assainissement autonome dans la pollution diffuse de l’eau en France.
Pour ce qui est du contrôle périodique, dit de bon fonctionnement et d’entretien, plusieurs pistes sont à l’étude. Comme nous les élus pensent que ce contrôle, dans bien des cas, est inutile, peut-être que l’envoi du bon de vidange au SPANC pourrait éviter ce diagnostic.
Il semblerait qu’il ne soit pas possible de faire payer le contrôle d’exécution des travaux par l’exécutant des dit travaux, comme nous l’avons réclamé. Pour l’ADUANC, il est anormal que ce soit systématiquement à l’usager de régler le cout de ce contrôle, alors que c’est le travail de l’entreprise, parfois agréé, qui est contrôlé.
Autres points intéressants et pas des moindres, d’abord les élus acceptent que nous participions à l’écriture du prochain règlement de service du SPANC. Cela évitera peut-être certains oublis ou certaines anomalies comme sur le premier règlement. Ensuite ils nous ont assurés que le SPANC (service public de l’assainissement non collectif) restera bien en régie. Ce à quoi nous veillerons, car la délégation de service public réalisée lors de la première vague de contrôle a considérablement alourdi le cout du diagnostic, et n’a surtout pas du tout amélioré la qualité du service, bien au contraire!
Un problème a tout de même surgit lors de cette réunion, le SPANC ne demandera pas de subvention à l’agence de l’eau seine/Normandie, car il semblerait que cela engendre un surcout pour l’usager.Pour faire simple, pour obtenir des subventions, il faut que le SPANC prenne en charge l’entretien des installation d’ANC en maitrise d’oeuvre public, ce qu’il ne veut pas. Nous surveillerons de près la possible évolution de la loi, qui autoriserait les agence de l’eau à subventionner directement le cout des travaux de réhabilitation des assainissement autonome en maitrise privée (le propriétaire) via le SPANC.
Le conseil général a fait savoir, qu’il ne subventionnerait pas ces travaux, pour une raison que nous ne connaissons pas (des caisses vides?) , toujours est-il que l’assainissement collectif est lui subventionné par le CG 50. Y a t-il deux catégories de manchois devant les subventions? nous allons sûrement devoir poser cette question aux conseil général de la Manche.

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